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Le village de Komarino

L’équipe artistique

Comédiens:
Aurélia Arnaud
Thomas Fabre
Matthieu Haumesser
Tanguy Josse
Aurélie Ledoux
Aurélien Vallée

Mise en scène:
Camille Combes-Lafitte

Lumières et décor:
Lionel Vidal

Musique:
Arnaud Desvignes

Affiche:
Aurel

Photos:
Cyril Minoux

 

 

L’histoire

 

Soit un petit village de province, quelque part dans le vaste monde. Appelons-le Komarino.

Une sorte de « démon mesquin » régit les destinées de ce village. Nommons-le Foma Fomitch.

Qui est Foma Fomitch ? Nul ne le sait réellement. Un homme en guenilles surgi des ténèbres de l’inconnu. Mais voici que ce despote minuscule, moitié Tartuffe, moitié Ubu, devient le centre des événements les plus étranges que le village de Komarino ait jamais connus…

 

 

Une comédie invraisemblable

Avec Le village de Komarino, le Tiers-Théâtre poursuit son travail de création originale entamé il y a quelques années. Après Tribulation, lauréat du festival Ici et demain, et Van der Monde, lauréat des festivals Lever de rideau de Cabourg et Rideau rouge de Paris, il s’agit de la troisième oeuvre collective de la compagnie.

Ce nouveau spectacle s’appuie sur un texte de Dostoïevski, Le bourg de Stépantchikovo et sa population, lui-même inspiré du Tartuffe de Molière. Le Tiers-Théâtre ne donne pas ici une adaptation scénique du roman de Dostoïevski. Il en reprend certains éléments d’intrigue et en adopte le style « délirant » mais élargit son propos pour lui donner des résonances politiques plus contemporaines.

Comme lors des spectacles précédents, le Tiers-Théâtre recourt à l’improvisation collective pour libérer l’imaginaire des comédiens. Cet imaginaire se nourrit de théâtre comme de roman, de cinéma comme de bande-dessinée.

 

Pour ce nouveau spectacle, le Tiers-Théâtre fait appel à un dispositif scénique qui s’apparente à celui du théâtre de tréteau. Une estrade posée sur une scène vide délimite l’espace de jeu sur lequel évoluent les comédiens.

Le village de Komarino marque une étape importante dans le parcours de la compagnie: celui du retour au texte dialogué. Mais les acquis des spectacles précédents sont conservés: une grande place est accordée à l’expression gestuelle ou au bruitage pour faire « exister » les personnages et le monde qui les entoure.

Dans Le village de Komarino se trouve posée la question du pouvoir. De cette fascination qu’il exerce. Sur ceux qui en rêvent tous les matins devant leur miroir. Sur ceux qui en subissent les effets pervers, souvent « à l’insu de leur plein gré ». Vieille question. Molière se la posait déjà avec son Tartuffe. Il choisissait d’en rire. Nous aussi. Même si ce rire nous reste parfois en travers de la gorge…

 

 

Les représentations

Le village de Komarino a été représenté au Théâtre Douze, à Paris, du 14 au 31 mai 2009.